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INHALT
0. Einleitung
1. Begriffsklärung:Antisemitismus
2. Die Angriffe
3. Voltaire und die Juden
   3.1 Aufenthaltsorte Voltaires  und ihre jüdischen Gemeinden
   3.2 Persönlichkeiten jüdischen Glaubens im Leben Voltaires
4. Judenverfolgung zur Zeit Voltaires
5. Voltaire, Die Aufklärung und die Inquisition: Ecrasez l'Infame
6. Was sagt Voltaire zur jüdischen Religion? Auflistung der relevanten Textstellen
7. Voltaire, ein 'autoritärer Charakter'? Biographische Notiz
8. Theater der Groteske, oder: jede Hand hat 6 Finger.
9. Fazit
10. Literatur zum Thema. Kommentierte Liste
11. Kritik an Léon Poliakov: Geschichte des Antisemitismus
12. Übersetzung von Voltaire: Rede des Rabbi Akib

Voltaire, ein Antisemit?

siehe auch zum Thema den engagierten Artikel von Rainer Neuhaus

12. Voltaire: Sermon du rabbin Akib, prononcé à Smyrne le 20 Novembre 1761 (traduit de l'Hebreu)
- Die Predigt des Rabbi Akib -


Der Text Voltaires bezieht sich auf ein Autodafé in Lissabon, das bis jetzt allerdings nicht nachgewiesen wurde. Er hat es auch in seinem Gedicht über das Erdbeben in Lissabon erwähnt..
Mes chers frères,

Nous avons appris le sacrifice de quarante-deux victimes humaines, que les sauvages de Lisbonne ont fait publiquement au mois d'étanim l'an 1691 depuis la ruine de Jérusalem. Ces sauvages appellent de telles exécutions des actes de foi. Mes frères, ce ne sont pas des actes de charité. Élevons nos coeurs à l'Éternel!

Il y a eu, dans cette épouvantable cérémonie, trois hommes brûlés, de ceux que les Européans appellent moines, et que nous nommons kalenders, deux musulmans, et trente-sept de nos frères condamnés.


Nous n'avons encore d'autres relations authentiques que l'Accordao dos inquisidores contra o Padre Gabriel Malagrida jesuita. Le reste ne nous est connu que par les lettres lamentables de nos frères d'Espagne. Hélas! voyez d’abord, par cet Accordao, à quelle dépravation Dieu abandonne tant de peuples de l’Europe.

On accusait Malagrida jesuita d’avoir été le complice de l’assassinat du roi de Portugal. Le conseil de justice suprême, établi par le roi, avait déclaré ce kalender atteint et convaincu d’avoir exhorté, au nom de Dieu, les assassins à se venger, par le meurtre de ce prince, d’une entreprise contre leur honneur; d’avoir encouragé les coupables par le moyen de la confession, selon l’usage trop ordinaire d’une partie de l’Europe, et de leur avoir dit expressément qu’il n’y avait pas même un péché véniel à tuer leur souverain.  Dans quel pays de la terre un homme accusé d’un tel crime n’eût-il pas été solennellement jugé par la justice ordinaire du prince, confronté avec ses complices, et exécuté à mort selon les lois? 



Qui le croirait, mes frères, le roi de Portugal n’a pas le droit de faire condamner par ses juges un kalender accusé de parricide! Il faut qu’il en demande la permission à un rabbin latin établi dans la ville de Rome; et ce rabbin latin, la lui a refusée! Ce roi a été obligé de remettre l’accusé à des kalenders portugais, qui ne jugent, disent-ils, que les crimes contre Dieu; comme si Dieu leur avait donné des patentes pour connaître souverainement de ce qui l’offense, et comme s’il y avait un plus grand crime contre Dieu même que d’assassiner un souverain, que nous regardons comme son image!




Sachez, mes frères, que les kalenders n’ont pas seulement interrogé Malagrida sur la complicité du parricide. C’est une petite faute mondaine, disent-ils, laquelle est absorbée dans l’immensité des crimes contre la majesté divine. Malagrida a donc été convaincu d’avoir dit « qu’une femme, nommée Annah, avait été autrefois sanctifiée dans le ventre de sa mère, que sa fille lui parla avant de venir au monde, que Marie reçut plusieurs visions de l’ange-messager Gabriel, qu’il y aura trois antechrists, dont le dernier naîtra à Milan d’un kalender et d’une kalendresse, et que pour lui Malagrida est un Jean-B.” Voilà pourquoi ce pauvre jésuite, âgé de soixante-quinze ans, a été brûlé publiquement à Lisbonne. Élevons nos coeurs à l’Éternel!




S’il n’y avait eu que Malagrida jesuita de condamné aux flammes, nous ne vous en parlerions pas dans cette sainte synagogue: peu nous importe que des kalenders aient tué un kalender jésuite. Nous savons assez que ces thérapeutes d’Europe ont souvent mérité ce supplice; c’est un des malheurs attachés aux sectes de ces barbares: leurs histoires sont remplies des crimes de leurs derviches, et nous savons assez combien leurs disputes fanatiques ont ensanglanté de trônes. Toutes les fois qu’on a vu des princes assassinés en Europe, la superstition de ces peuples a toujours aiguisé le poignard. Le savant aumônier de M. le consul de France à Smyrne compte quatre-vingt-quatorze rois, ou empereurs, ou princes mis à mort par les querelles de ces malheureux, ou par les propres mains des faquirs, ou par celles de leurs pénitents. Pour le nombre des seigneurs et des citoyens que ces superstitions ont fait massacrer, il est immense; et de tant d’assassinats horribles il n’en est aucun qui n’ait été médité, encouragé, sanctifié dans le sacrement qu’ils appellent de confession. 






Vous savez, mes frères, que les premiers chrétiens imitèrent d’abord notre louable coutume de nous accuser devant Dieu de nos fautes, de nous confesser pécheurs dans notre temple. Six siècles après la destruction de ce saint temple, les archimandrites d’Europe imaginèrent d’obliger leurs faquirs à se confesser à eux secrètement deux fois l’année.

Quelques siècles après, on obligea des gens du monde à en faire autant. Figurez-vous quelle autorité dangereuse cette coutume donna à ceux qui voulurent en abuser. Les secrets des familles furent entre leurs mains, les femmes furent soustraites au pouvoir de leurs maris, les enfants à celui de leurs pères; le feu de la discorde fut allumé dans les guerres civiles par les confesseurs qui étaient d’un parti, et qui refusaient ce qu’ils appellent l’absolution à ceux du parti contraire.

Enfin, ils persuadèrent à leurs pénitents que Dieu leur commandait d’aller tuer les princes qui mécontentaient leurs archimandrites. Hier, mes frères, l’aumônier de monsieur le consul nous montra dans l’histoire de la petite nation des Francs, qui vit dans un coin du monde, au bout de l’occident, et qui n’est pas sans mérite; il nous montra, dis-je, un faquir, nommé Clément, qui reçut de son prieur, nommé Bourgoin, l’ordre exprès en confession d’aller assassiner son roi légitime, qui s’appelait, je crois, Henri. En vérité, dans le peu que j’ai lu moi-même des nations Voisines, j’ai cru lire celle des anthropophages.Élevons nos coeurs à l’Éternel!



Mes frères, outre le moine Malagrida que les sauvages ont brûlé, il y a encore eu deux autres moines de brûlés, dont j’ignore le nom et les péchés. Dieu veuille avoir leur âme! Puis on a brûlé deux musulmans.

La charité nous ordonne de lever les épaules, d’être saisis d’horreur, et de prier pour eux. Vous savez que quand les musulmans eurent conquis toute l’Espagne par leur cimeterre, ils ne molestèrent personne, ne contraignirent personne à changer de religion, et qu’ils traitèrent les vaincus avec humanité aussi bien que nous autres israélites. Vos yeux sont témoins avec quelle bonté les Turcs en usent avec les chrétiens grecs, les chrétiens nestoriens, les chrétiens papistes, les disciples de Jean, les anciens parsis ignicoles, et nous humbles serviteurs de Moïse. Cet exemple d’humanité n’a pu attendrir les coeurs des sauvages qui habitent cette petite langue de terre du Portugal.



Deux musulmans ont été livrés aux tourments les plus cruels, parce que leurs pères et leurs grands-pères avaient un peu moins de prépuce que les Portugais, qu’ils se lavaient trois fois par jour, tandis que les Portugais ne se lavent qu’une fois par semaine, qu’ils nomment Allah l’Être éternel, que les Portugais appellent Dios, et qu’ils mettent le pouce auprès de leurs oreilles quand ils récitent leurs prières. Ah! mes frères, quelle raison pour brûler des hommes!

L’aumônier de monsieur le consul m’a fait voir une pancarte d’un grand-rabbin du pays des Francs, dont le nom finit en ic, et qui réside en un bourg ou ville appelé Soissons. Ce bon rabbin dit dans sa pancarte, intitulée Mandement, qu’on doit regarder tous les hommes comme frères, et qu’un chrétien doit aimer un Turc. Vive ce bon rabbin! 


Puissent tous les enfants d’Adam, blancs, rouges, noirs, gris, basanés, barbus ou sans barbe, entiers ou châtrés, penser à jamais comme lui! Et que les fanatiques, les superstitieux, les persécuteurs, deviennent hommes! Élevons nos coeurs à l’Éternel!  Mes frères, il est temps de répandre des larmes sur nos trente-sept israélites qu’on a brûlés dans l’acte de foi. Je ne dis pas qu’ils aient tous été brûlés à petit feu; on nous mande qu’il y en a eu trois de fouettés jusqu’à la mort, et deux de renvoyés en prison: reste à trente-deux consumés par les flammes dans ce sacrifice des sauvages. 



Quel était leur crime? Point d’autre que celui d’être nés. Leurs pères les engendrèrent dans la religion que leurs aïeux ont professée depuis 5,000 ans. Ils sont nés israélites; ils ont célébré le phasé dans leurs caves; et voilà l’unique raison pour laquelle les Portugais les ont brûlés. Nous n’apprenons pas que tous nos frères aient été mangés après avoir été jetés dans le bûcher; mais nous devons le présumer de deux jeunes garçons de quatorze ans qui étaient fort gras, et d’une fille de douze qui avait beaucoup d’embonpoint et qui était très appétissante.

Croiriez-vous que tandis que les flammes dévoraient ces innocentes victimes, les inquisiteurs et les autres sauvages chantaient nos propres prières? Le grand inquisiteur entonna lui-même le makib de notre bon roi David, qui commence par ces mots: « Ayez pitié de moi, ô mon Dieu, selon votre grande miséricorde! »

Il est ainsi que ces monstres impitoyables invoquaient le Dieu de la clémence et de la bonté, le Dieu pardonneur, en commettant le crime le plus atroce et le plus barbare, exerçant une cruauté que les démons dans leur rage ne voudraient pas exercer contre les démons leurs confrères. C’est ainsi que, par une contradiction aussi absurde que leur fureur est abominable, ils offrent à Dieu nos makibs (nos psaumes), ils empruntent notre religion même, en nous punissant d’être élevés dans notre religion. Élevons nos coeurs à l’Éternel! 


[Ce qui précède peut être regardé comme le premier point du sermon prononcé par le rabbin Akib; ce qui suit, comme le second.]
O tigres dévots! panthères fanatiques! qui avez un si grand mépris pour votre secte que vous pensez ne la pouvoir soutenir que par des bourreaux, si vous étiez capables de raison je vous interrogerais, je vous demanderais pourquoi vous nous immolez, nous qui sommes les pères de vos pères.

Que pourriez-vous répondre si je vous disais: Votre Dieu était de notre religion? Il naquit Juif, il fut circoncis comme tous les autres Juifs; il reçut, de votre aveu, le baptême du Juif Jean, lequel était une antique cérémonie juive, une ablution en usage, une cérémonie à laquelle nous soumettons nos néophytes: il accomplit tous les devoirs de notre antique loi; il vécut Juif, mourut Juif, et vous nous brûlez, parce que nous sommes Juifs.



J’en atteste vos livres mêmes: Jésus a-t-il dit dans un seul endroit que la loi de Moïse était ou mauvaise ou fausse? L’a-t-il abrogée? Ses premiers disciples ne furent-ils pas circoncis? Pierre ne s’abstenait-il pas des viandes défendues par notre loi, lorsqu’il mangeait avec les Israélites? Paul, étant apôtre, ne circoncit-il pas lui-même quelques-uns de ses disciples? ce Paul n’alla-t-il pas sacrifier dans notre temple, selon vos propres écrits? Qu’étiez-vous autre chose dans le commencement qu’une partie de nous-mêmes, qui s’en est séparée avec le temps?


Enfants dénaturés, nous sommes vos pères, nous sommes les pères des musulmans. Une mère respectable et malheureuse a eu deux filles, et ces deux filles l’ont chassée de la maison; et vous nous reprochez de ne plus habiter cette maison détruite! vous nous faites un crime de notre infortune, vous nous en punissez! Mais ces parsis, ces mages, plus anciens que nous, ces premiers Persans, qui furent autrefois nos vainqueurs et nos maîtres, et qui nous apprirent à lire et à écrire, ne sont-ils pas dispersés comme nous sur la terre? Les banians, plus anciens que les parsis, ne sont-ils pas épars sur les frontières des Indes, de la Perse, de la Tartarie, sans jamais se confondre avec aucune nation, sans épouser jamais de femmes étrangères? Que dis-je? vos chrétiens, gens vivant paisiblement sous le joug du grand padicha des terres, épousent-ils jamais des musulmanes ou des filles du rite latin? Quels avantages prétendez-vous donc tirer de ce que nous vivons parmi les nations sans nous incorporer à elles? 

Votre démence va jusqu’à dire que nous ne sommes dispersés que parce que nos pères condamnèrent au supplice celui que vous adorez. Ignorants que vous êtes! pouviez-vous ne pas voir qu’il ne fut condamné que par les Romains? Nous n’avions point alors le droit de glaive; nous étions gouvernés alors par Quirinus, par Varus, par Pilatus; car, Dieu merci, nous avons presque toujours été esclaves. Le supplice de la croix était inusité chez nous. Vous ne trouverez pas dans nos histoires un seul exemple d’un homme crucifié, ni la moindre trace de ce châtiment. Cessez donc de persécuter une nation entière pour un événement dont elle ne peut être responsable. 


Je ne veux que vos propres livres pour vous confondre. Vous avouez que Jésus appelait publiquement nos pharisiens et nos prêtres, races de vipers sépulcres blanchis. Si quelqu’un parmi vous allait continuellement par les rues de Rome appeler le pape et les cardinaux vipères et sépulcres, le souffrirait-on? Les pharisiens, il est vrai, dénoncèrent Jésus au gouverneur romain, qui le fit périr du supplice usité chez les Romains. Est-ce une raison pour brûler des négociants juifs et leurs filles dans Lisbonne?  Je sais que les barbares, pour colorer leur cruauté, nous accusent d’avoir pu connaître la divinité de Jésus-Christ, et de ne l’avoir pas connue.





J’en appelle aux savants de l’Europe, car il y en a quelques-uns: Jésus, dans leur Évangile, s’appelle quelquefois fils de Dieu, fils de l’homme, mais jamais Dieu; jamais Paul ne lui a donné ce titre.´Fils de l’homme est une expression très ordinaire dans notre langue. Fils de Dieu signifie homme juste, comme Bélial signifie méchant. Pendant trois cents ans, Jésus fut bien reçu par les chrétiens comme médiateur envoyé de Dieu, comme la plus parfaite des créatures. Ce ne fut qu’au concile de Nicée que la majorité des évêques constata sa divinité, malgré les oppositions des trois quarts de l’empire. Si donc les chrétiens eux-mêmes ont nié si longtemps sa divinité, s’il y a même encore des sociétés chrétiennes qui la nient, par quel étrange renversement d’esprit peut-on nous punir de la méconnaître? Élevons nos coeurs à l’Éternel! 



 Nous ne récriminons point ici contre plusieurs sectes de chrétiens: nous laissons les reproches qu’elles se font les unes aux autres d’avoir falsifié tant de livres et de passages, d’avoir supposé des oracles de sibylles, d’avoir forgé tant de miracles: leurs sectes se font sur toutes ces prévarications plus de reproches que nous ne pourrions leur en faire.

Je me borne à une seule question que je leur ferai. Si quelqu’un, sortant d’un auto-da-fé, me dit qu’il est chrétien, je lui demanderai en quoi il peut l’être. Jésus n’a jamais pratiqué ni fait pratiquer la confession auriculaire; la Pâque n’est certainement point celle d’un Portugais. Trouve-t-on l’extrême-onction, l’ordre, etc., dans l’Évangile? Il n’institua ni cardinaux, ni pape, ni dominicains, ni curés, ni inquisiteurs; il ne fit brûler personne; il ne recommanda que l’observation de la loi, l’amour de Dieu et du prochain, à l’exemple de nos prophètes. S’il reparaissait aujourd’hui au monde, se reconnaîtrait-il dans un seul de ceux qui se nomment chrétiens? 


Nos ennemis nous font aujourd’hui un crime d’avoir volé les Égyptiens, d’avoir égorgé plusieurs petites nations dans les bourgs dont nous nous emparâmes, d’avoir été d’infâmes usuriers, d’avoir aussi immolé des hommes, d’en avoir même mangé, comme dit Ézéchiel. Nous avons été un peuple barbare, superstitieux, ignorant, absurde, je l’avoue; mais serait-il juste d’aller aujourd’hui brûler le pape et tous les monsignori de Rome, parce que les premiers Romains enlevèrent les Sabines, et dépouillèrent les Samnites? 


Que les prévaricateurs, qui dans leur propre loi ont besoin de tant d’indulgence, cessent donc de persécuter, d’exterminer ceux qui comme hommes sont leurs frères, et qui comme Juifs sont leurs pères.  Que chacun serve Dieu dans la religion où il est né, sans vouloir arracher le coeur à son voisin par des disputes où personne ne s’entend.


Que chacun serve son prince et sa patrie, sans jamais employer le prétexte d’obéir à Dieu pour désobéir aux lois. O Adonaï; qui nous as créés tous, qui ne veux pas le malheur de tes créatures! Dieu, père commun, Dieu de miséricorde, fais qu’il n’y ait plus sur ce petit globe, sur ce moindre de tes mondes, ni fanatiques, ni persécuteurs! Élevons nos coeurs à l’Éternel! Amen.
Meine geliebten Brüder

man hat uns davon unterrichtet, daß Lissabonner Bestien im Monat Etanim [i], im Jahr 1691 nach der Zerstörung des Tempels von Jerusalem zweiundvierzig menschliche Opfer öffentlich haben hinrichten lassen. Diese Bestien nennen solche Hinrichtungen Glaubenshandlungen. Meine Brüder, solches sind keine barmherzigen Handlungen. Erheben wir unsere Herzen zum Ewigen [ii].
In dieser schrecklichen Zeremonie hat man drei Männer verbrannt, die die Europäer Mönche nennen und die wir als Kalender bezeichnen, verurteilt wurden auch zwei Mohammedaner und siebenunddreißig unserer Brüder.

Wir haben noch keine anderen authentischen Nachrichten als die l’Accordao dos inquisidores contra o Padre Gabriel Malagrida jesuita. Das übrige ist uns aus den bedauernswerten Briefen unserer spanischen Brüder bekannt geworden. Ach! Betrachtet zunächst anhand des Accordao, welchem Verfall Gott so viele Völker Europas überlassen hat.

Man klagte den Jesuiten Malagrida an, am Mordanschlag auf den portugiesischen König beteiligt gewesen zu sein. Der oberste Gerichtshof, vom König eingerichtet, erklärte, dieser Mönch habe gestanden, die Attentäter im Namen Gottes aufgestachelt zu haben, sich durch den Mord an diesem Adligen für einen Angriff auf ihre Ehre zu rächen, sie unter Ausnutzung der Beichte dazu ermutigt zu haben, wie es in einem Teil von Europa ganz gebräuchlich ist und ihnen ausdrücklich gesagt zu haben, dass es sich dabei noch nicht einmal um eine lässliche Sünde handle, wenn sie ihren Souverän töteten. In welchem Land der Erde wäre der eines solchen Verbrechens Angeklagte nicht von den gewöhnlichen Gerichten des Herrschers, nachdem man ihn seinen Komplizen gegenübergestellt hätte,  nicht feierlich verurteilt und nach dem Gesetz hingerichtet worden?

Wer würde es für möglich halten, meine Brüder, aber der König von Portugal hat nicht das Recht, durch seine Richter einen Mönch verurteilen zu lassen, den man des Vatermordes angeklagt hat. Er benötigt dazu die Erlaubnis eines lateinischen Rabbiners[iii], der sich in der Stadt Rom niedergelassen hat, und dieser lateinische Rabbiner hat sie ihm versagt! Dieser König wurde verpflichtet, den Angeklagten portugiesischen Mönchen zu übergeben, die lediglich, so sagen sie, Verbrechen gegen Gott verhandeln, so als ob Gott ihnen ein Patent verliehen hätte, um herauszufinden, was ihn beleidigt, und als ob es ein größeres Verbrechen gegenüber Gott selbst geben könnte, als den Mord an einem Souverän, den wir als sein Ebenbild betrachten!

Wisst, meine Brüder, dass die Mönche Malagrida nicht bloß wegen der Beteiligung an dem Mordanschlag verhört haben. Dabei handele es sich, so sagen sie, um einen kleinen weltlichen Fehler, der untergeht in der ungeheuren Menge von Verbrechen gegen die göttliche Hoheit.
Malagrida wurde also überführt, gesagt zu haben, dass eine Frau namens Anna bereits im Bauch ihrer Mutter zur Heiligen wurde, dass ihre Tochter bereits vor ihrer Geburt mit der Mutter gesprochen habe und dass Maria verschiedene Erscheinungen des Engelsboten Gabriel hatte, dass es drei Antichristen geben werden, der letzte davon in Mailand geboren würde, als Kind eines Mönchs und einer Nonne und dass für ihn Malagrida Jean B.. sei [iv]
Das waren die Gründe, für die man diesen armen Jesuiten im Alter von 75 Jahren öffentlich in Lissabon verbrennen ließ. Erheben wir unsere Herzen zum Ewigen!

Wenn es nur der Jesuit Malagrida gewesen wäre, den man zum Flammentod verurteilt hätte, würden wir davon in dieser heiligen Synagoge nicht zu euch sprechen: es kümmert uns wenig, dass die Mönche einen jesuitischen Mönch getötet haben. Wir wissen, dass diese Therapeuten Europas jene Strafe vielfach verdient haben, es handelt sich um eines von den Unglücken, die den Sekten dieser Barbaren anhaften: ihre Geschichte ist voll von den Verbrechen ihrer Derwische und wir wissen, in welchem Ausmaß ihre fanatischen Reden die Throne in Blut getränkt haben. Jedes Mal, wenn in Europa ein Adliger einem Attentat zum Opfer fiel, hat stets der Aberglaube dieser Völker das Messer geschliffen. Der weise Seelsorger des französischen Konsuls in Smyrna hat 94 Könige, Herrscher, oder Fürsten gezählt, die durch Machenschaften dieser Unglücklichen, durch die eigenen Hände dieser Fakire oder durch ihre Beichtkinder zu Tode gekommen sind. Die Zahl der Großgrundbesitzer und der Bürger, die diese Abergläubischen haben umbringen lassen, ist immens und von all diesen schrecklichen Attentaten gibt es keines, das nicht während des Sakraments ersonnen, ermutigt und gerechtfertigt wurde, das sie Beichte nennen.
Ihr wisst, meine Brüder, dass die ersten Christen zuerst unseren lobenswerten Brauch nachgeahmt haben, uns vor Gott unserer Fehler anzuklagen, uns in unserem Tempel
als Sünder zu bekennen. Sechs Jahrhunderte nach der Zerstörung dieses heiligen Tempels fiel es den europäischen Klostervorsteher ein, ihre Fakire zu verpflichten, zweimal im Jahr ihnen selbst, und zwar im Geheimen, zu beichten.
Einige Jahrhunderte später hat man alle Welt verpflichtet, dasselbe zu tun. Stellt euch vor, welch gefährliche Macht diese Gewohnheit denen gab, die sie missbrauchen wollen. Familiengeheimnisse waren in ihren Händen, Frauen wurden der Autorität ihrer Männer entzogen, Kinder ihren Vätern, Beichtväter entzündeten das Feuer der Zwietracht in Bürgerkriegen, in denen sie parteiisch waren und den Mitgliedern der Gegenpartei die Absolution verweigerten.

Schließlich überzeugten sie ihre Beichtkinder, dass Gott ihnen befehle, Fürsten zu töten, die ihren Klostervorstehern missfielen. Gestern, meine Brüder, hat uns der Seelsorger des Konsuls aus der Geschichte der kleinen Nation der Franken, die eine Ecke dieser Welt, am Ende des Occidents, bewohnt, und nicht ohne Verdienst ist, von einem Fakir namens Clément erzählt, der von seinem Prediger namens Bourgoin den ausdrücklichen Befehl erhielt, seinen legitimen König, der, glaube ich, Henri hieß, umzubringen. Wirklich, bei dem wenigen, das ich selbst über die benachbarten Nationen lesen konnte, glaubte ich, die Geschichte von Menschenfressern zu lesen. Erheben wir unsere Herzen zum Ewigen!

Meine Brüder, außer dem Mönch Malagrida, den die Wilden verbrannt haben, wurden noch zwei weitere Mönche verbrannt, deren Namen und Sünden ich nicht kenne [v] Gott möge sich ihrer Seelen annehmen. 

Sodann hat man zwei Mohammedaner verbrannt. Die Barmherzigkeit befiehlt uns, die Schultern zu heben, von Abscheu ergriffen zu sein und für sie zu beten. Ihr wisst, dass die Mohammedaner niemand belästigten, als sie ganz Spanien durch ihre Krummsäbel erobert hatten. Dass sie niemanden zwangen, die Religion zu wechseln und dass sie die Besiegten menschlich behandelten, so auch uns Israeliten. Eure Augen können bezeugen, mit welcher Güte die Türken mit den griechischen Christen verfahren, mit den Nestorianern, den Papisten, den Anhängern des Johannes, den alten parsischen Feueranbetern und uns bescheidenen Dienern Moses. Dieses Beispiel von Humanität konnte die Herzen dieser Bestien, die jene kleine Landzunge von Portugal bewohnen, nicht besänftigen.

Die beiden Mohammedaner hat man den grausamsten Martern ausgeliefert, weil ihre Väter und ihre Großväter ein bisschen weniger Vorhaut hatten als
die Portugiesen und sich drei mal täglich wuschen, während sich die Portugiesen nur einmal in der Woche waschen, weil sie das Höchste Wesen, das bei den Portugiesen Dios heißt, Allah nennen und weil sie den Daumen auf ihre Ohren drücken, während sie ihre Gebete rezitieren. Ah! Meine Brüder, welche Begründung, um Menschen zu verbrennen!
Der Beichtvater des Herrn Konsul hat mir eine Schrifttafel eines großen Rabbiner aus dem Land der Franken gezeigt, dessen Namen mit ic endete
und der in einer Ansiedlung  namens Soissons wohnt. [vi] Dieser gute Rabbiner sagt in seiner Schrift, die den Titel Hirtenbrief trägt, daß man alle Menschen als Brüder betrachten soll und dass ein Christ einen Türken lieben sollte. Ein Lob auf diesen guten Rabbiner!

Könnten doch alle Kinder Adams, weiße, rote, schwarze, graue, schwarzbraune, bärtige oder bartlose, vollständige oder kastrierte, ewig so denken wie er. Und würden doch die Fanatiker, die Abergläubischen, die Verfolger endlich zu Menschen werden!
Erheben wir unsere Herzen zum Ewigen!
Meine Brüder, es ist jetzt die Zeit gekommen, Tränen über das Los unserer 37 Israeliten zu vergießen, die man in einem Glaubensakt verbrannt hat. Ich behaupte nicht, dass sie alle auf kleinem Feuer verbrannt wurden, man berichtet uns, dass drei zu Tode gepeitscht und zwei  ins Gefängnis zurückgeschickt wurden: bleiben zweiunddreißig die bei dieser bestialischen Opferzeremonie den Flammentod starben
Was war denn ihr Verbrechen? Nichts anderes als geboren worden zu sein.. Ihre Väter führten sie in die Religion ein, die ihre Vorfahren seit 5000 Jahren ausgeübt haben. Sie wurden als Israeliten geboren, sie haben in ihren Kellern Yom Kippur gefeiert und deshalb allein haben die Portugiesen sie verbrannt. Wir haben nicht vernommen, dass man unsere Brüder alle verspeist hat, nachdem man sie auf den Scheiterhaufen geworfen hat, aber wir müssen es von zwei Jungen von vierzehn Jahren annehmen, die ziemlich fett waren und von einem Mädchen von zwölf das viele Fettpolster hatte und sehr appetitlich war.
Würdet ihr es für möglich halten, dass, während die Flammen diese unschuldigen Opfer verzehrten, die Inquisitoren und andere Wilde unsere eigenen Gebete sangen? Der Großinquisitor stimmte höchstpersönlich den Gesang unseres guten Königs David an, der mit diesen Worten beginnt: Habt Erbarmen mit mir, oh mein Gott,  in Eurer großen Barmherzigkeit…“
Auf solche Weise riefen diese gnadenlosen Monster den Gott der Barmherzigkeit und der Güte an, den vergebenden Gott, und begingen die allerabscheulichsten Verbrechen.
Sie gingen mit einer Grausamkeit vor, die nicht einmal Dämonen in voller Wut gegen ihre  Ungeheuer-Artgenossen ausüben würden. Auf solche Weise, die ebenso grotesk widersprüchlich, wie ihre Wut verabscheuenswert ist, entboten Sie Gott unsere Psalmen, sie beleihen sogar noch unsere Religion, während sie uns dafür bestrafen, in ihr aufgewachsen zu sein. Lasst uns unsere Herzen zum Ewigen erheben.
 
[Das Vorhergehende kann als der erste Teil der Predigt des Rabbi angesehen werden, was folgt, ist der zweite]

Oh bigotte Tiger, fanatische Panther, die ihr eine so große Verachtung gegenüber eurer eigenen Sekte habt, dass ihr glaubt, sie nur durch Henker aufrechterhalten zu können, wenn ihr zur Vernunft fähig wärt, würde ich euch befragen, ich würde von euch wissen wollen, warum ihr uns abschlachtet, die wir doch die Väter eurer Väter sind.

Was könntet ihr antworten, wenn ich euch sagte, dass euer Gott aus unserer Religion hervorging? Er wurde als Jude geboren, er wurde beschnitten wie alle anderen Juden, er erhielt, nach eurem eigenen Bekunden, die Taufe durch den Juden Johannes, welches eine alte jüdisch-antike Zeremonie ist, eine gebräuchliche Reinigungswaschung, eine Zeremonie, der wir unsere Neumitglieder unterwerfen, er hat alle Verpflichtungen unseres alten Gesetzes erfüllt, er hat als Jude gelebt, starb als Jude und ihr verbrennt uns, weil wir Juden sind.
Ich rufe dazu eure eigenen Bücher als Zeugen auf: gibt es eine einzige Stelle, an der Jesus das mosaische Gesetz als schlecht oder falsch bezeichnet?  Hat er es abgeschafft? Waren seine ersten Anhänger nicht beschnitten?  Hat sich Petrus nicht des Fleisches enthalten, das durch unsere Gesetze verboten war, als er mit Israeliten speiste?  Paulus, der doch Apostel war, beschnitt er nicht selbst einige seiner Anhänger? Hat dieser Paulus nicht, folgt man euren eigenen Schriften,  in unserem Tempel geopfert? Was wart ihr zu Beginn anderes als ein Teil von uns, der sich dann mit der Zeit abgespalten hat?

Entartete Kinder, wir sind euere Väter, wir sind die Väter der Mohammedaner. Eine geachtete und unglückliche Mutter hatte zwei Töchter und diese beiden Töchter haben sie aus dem Haus gejagt und ihr werft uns vor, dieses zerstörte Haus nicht mehr zu bewohnen! Ihr macht aus unserem Unglück ein Verbrechen, ihr bestraft uns deshalb! Aber all die Parsen, die Zauberer, viel älter als ihr, die ersten Perser, die vormals über uns siegten
und uns beherrschten, die uns lesen und schreiben lehrten, sind sie nicht auch über die Erde verstreut wie wir? Die Banianen, noch älter als die Parsen, sind sie nicht über die Grenzen Indiens, Persiens, des Tartarenlandes zerstreut ohne jemals die Frauen der fremden Völker zu heiraten? Was sage ich? Eure Christen, die so friedlich unter dem Joch des großen Paschas leben, heiraten sie jemals Mohammedanerinnen oder die Töchter des lateinischen Ritus? Worin seht ihr also das Besondere, wenn ihr uns vorwerft, dass wir unter den Nationen  leben, ohne in ihnen aufzugehen.

Euer Wahnsinn geht soweit, dass ihr behauptet, wir wären nur verstreut weil unsere Vorfahren denjenigen zum Tode verurteilt hätten den ihr anbetet. Unwissende seid ihr! Begreift ihr nicht, dass er ausschließlich durch die Römer verurteilt wurde? Wir hatten doch gar nicht das Recht zu richten, wir wurden durch Quirinus regiert, durch Varus, durch Pilatus, weil, Gott sei dank, wir die meiste Zeit Sklaven gewesen sind. Die Todesstrafe der Kreuzigung war bei uns ungebräuchlich. Ihr findet in unserer Geschichte kein einziges Beispiel eines gekreuzigten Menschen, nicht die geringste Spur einer derartigen Bestrafung. Hört also auf, eine ganze Nation für ein Ereignis zu verfolgen, für das es nicht verantwortlich ist.

Ich verwende bloß eure eigenen Schriften, um euch zu entlarven. Ihr bestätigt, dass Jesus unsere Pharisäer und unsere Priester öffentlich ‚Schlangenbrut’, ‚Heuchler’ genannt hat. Wenn jemand unter euch ständig durch die Strassen von Rom laufen würde und den Papst und die Kardinäle Schlangengezücht und Heuchler nennen würde, würde man das dulden? Die Pharisäer, soviel ist richtig, haben Jesus bei der römischen Regierung denunziert, die ihn dann zu der bei den Römern gewöhnlichen Todesstrafe verurteilt haben. Ist das aber ein Grund dafür, jüdische Händler und ihre Töchter in Lissabon verbrennen zu lassen?
Ich weiß, dass die Barbaren, um ihre Grausam-keit zu beschönigen, uns vorwerfen, dass wir die Göttlichkeit Jesu hätten erkennen können, es aber nicht getan haben.

Ich rufe die Gelehrten Europas an, denn es gibt ja welche: Jesus nennt sich doch in ihrem Evangelium manchmal Sohn Gottes, Menschensohn, niemals aber Gott, niemals verleiht ihm Paulus diesen Titel. Menschensohn ist ein sehr gewöhnlicher Ausdruck in unserer Sprache. Gottessohn bedeutet einen gerechten, so wie Belial einen bösartigen Menschen bezeichnet. Während drei hundert Jahren hat man Jesus bei den Christen als von Gott gesandten Vermittler angesehen, als vollkommenstes Lebewesen. Erst auf dem Konzil von Nicäa hat die Mehrheit der Bischöfe seine Göttlichkeit festgestellt, obwohl drei viertel des Reiches dagegen waren. Wenn also die Christen selbst so lange Zeit hindurch seine Göttlichkeit verneint haben, wenn es sogar noch immer christliche Vereinigungen gibt, die sie verneinen, aufgrund welch seltsamer Geistesverwirrung kann man uns dann dafür strafen, wenn wir sie nicht anerkennen?  Erheben wir unsere Herzen zum Ewigen!

Wir führen hier keine Klage gegen zahlreiche christlichen Sekten, wir überlassen es ihnen selbst, sich gegenseitig zu beschuldigen, zahlreiche Schriften und Textstellen gefälscht, sybellinische Orakelspüche als Tatsachen hingestellt und zahlreiche Wunder erfunden zu haben, ihre Sekten machen sich wegen dieser Unlauterkeiten bereits mehr Vorwürfe als wir ihnen je machen könnten.
Ich beschränke mich auf eine einzige Frage, die ich ihnen stellen werde. Wenn jemand von einem Autodafé käme und mir sagte, er sei ein Christ, fragte ich ihn, worauf sich seine Behauptung stütze. Jesus hat nie die Ohrenbeichte praktiziert und hat sie auch nie ausüben lassen und Ostern ist bestimmt nicht das Fest eines Portugiesen.. Findet man die letzte Ölung, die Orden usw. im Evangelium? Jesus hat weder einen Kardinal, noch einen Papst, keinen Dominikaner, weder Priester noch Inquisitoren eingesetzt, er hat niemanden verbrennen lassen, er hat nur die Achtung der Gesetzte und die Liebe Gottes und des Nächsten anempfohlen, dem Beispiel unserer Propheten folgend. Würde er, wenn er heute wiedererscheinen würde, einen einzigen, der sich als Christ bezeichnet, als solchen anerkennen?

Unsere Feinde werfen uns heute vor, es sei ein Verbrechen gewesen, die Ägypter zu bestehlen, einige kleinere Nationen in den Ansiedlungen, die wir uns angeeignet haben, ausgelöscht zu haben, niederträchtige Wucherer gewesen zu sein, Menschen geopfert, sogar welche verspeist zu haben, wie Hesekiel es sagte. Wir waren ein barbarisches Volk, abergläubisch, unwissend, absurd, ich gestehe es ein, aber wäre es gerecht, heute den Papst und alle Monsignori Roms zu verbrennen, weil die ersten Römer die Sabinerinnen entführt haben und die Samniter ausgeplündert haben.
Es sollten doch die Pflichtvergessenen, die, was ihre eigenen Gebote angeht, so viel Nachsicht nötig haben, endlich aufhören diejenigen zu verfolgen und auszulöschen, die als Menschen ihre Brüder und als Juden ihre Väter sind.
Jeder diene Gott in seiner Religion , in die er hineingeboren ist, ohne seinem Nachbarn das Herz herausreisen zu wollen, durch Streitereien, bei denen  niemand den anderen versteht.

Jeder sollte seinem Herrscher und seinem Vaterland dienen, und niemals unter dem Vorwand, Gott zu gehorchen, die Gesetze brechen. O Adonai, der Du uns geschaffen hast, der Du das Unglück Deiner Geschöpfe nicht wünschen kannst. Gott, unser aller Vater, barmherziger Gott, mache, dass es auf diesem kleinen  Erdenrund, auf dieser geringsten Deiner Welten, weder Verfolger noch Inquisitoren gibt. Erheben wir unser Herzen zum Ewigen. Amen.


[0] Malagrida war ein jesuitischer Mönch, der versuchte, die portugiesische Bevölkerung gegen den aufgeklärten Minister Marquis de Pombal (1699-1782) aufzuhetzen. Pombal entmachtete jedoch die Inquisition und stoppte die Judenverfolgung, er ließ Malagrida nicht, wie Voltaire vermutet, verbrennen, sondern am 21.9.1761 garottieren.
[i] Das ist der Monat August bei den Hebräern, aout bei den Franzosen im Jahr 1761
 [ii] Das ist ein bei den Predigten von Rabbinern gebräuchlicher Refrain
[iii] Gemeint ist Papst Clemens XIII
[iv] Malagrida hatte die hier aufgelisteten Behauptungen über Anna in einem Buch aufgestellt; Jean B.: Malagrida nannte sich selbst Jean Baptist, wie sich in Paris die convulsionnaires (religiöse Bewegung der ekstatisch Verzückten) gerne nannten
[v] Ein Dominikaner, den man anklagte, indiskrete Forderungen an eines seiner (weiblichen) Beichtkinder gestellt zu haben und einen Cordelier, der des Aberglaubens angeklagt war weil er den Teufel angerufen habe.
[vi]  Berwick-Fitz-James, Bischof von Soisson